Ce sont ces longs moments de peuplés de silences
Qui me replonge dans un passé fait d’innocence
Douceur, joie, amour défiaient vos anathèmes
Habités par vos paroles inertes et profonds blasphèmes
A la vie, que la création à offert, et que vous avez repris.
Dans ces longs moments inondés de violences
De foules en folie, qui se ruent sur les potences
Toutes nos paroles ne suffiront pas à alterner
Ces moments de répits, propice à des élans de vie, derniers
Instants que l’on sacrifie sur la stèle d’une idéologie.
Grimées, ces faces sont devenues des aigles morts, terminologie
Finale d’une solution absurde et vidée de son sens, apologie
Guerrière d’un peuple qui se cherche dans les limbes obscurs,
Parcourant la planète à vomir leur haine, ravageant le futur
De ces jeunes ados qui se confondent aux portes d’une mort
Certaine, qu’un cruel destin approche chaque jour ces sorts
Vers des routes meurtrières, chargées d’éléments sombres.
L’esprit est plus fort que les armes, la prose oppose en nombre
L’idiotie des nations meurtrières, voici ce jour, que j’oppose
A vos vies, cruels destins d’enfants maudits, que le sort dispose
Comme chair à canons, jeunes innocents tombés sous les balles
Assassines des tireurs fous, calfeutrés dans les barres d’immeubles, de ces salles
Sans vies, dont les murs troués sont les seuls témoins muets de ce génocide organisé.
Que faites-vous de toutes ces vies effacées du tableau du grand ordonnateur,
De ces pantins désarticulés qui s’agitent comme des toupies au rythme de dictateurs
Planétaire qui assènent les relents nauséabonds d’un berceau fait de la lie de l’humanité.
Alors les jeunes prendront la plume et l’esprit, pour combattre par les lettres ses ignares
Issus d’une population assassine et de vils barbares.
Je peuplerai leur vie de long sommeil, de sombres hivers secoueront leur nuit,
Que l’envol d’une simple libellule apportera le désordre et le chaos, ces hommes gris
Seront enfin vaincus, car des ténèbres ne peut provenir aucune lumière
Me répétait le juste, ce sont vos mystères qui emplissent les océans.
© Michel COSENTINO