Cosentino Michel

l'ode ou l'initial de mon premier roman et quelques conseils litteraires.

29 juin 2009

Les raisons d'une colère.

Les mots sont parfois durs à exprimer

Tant ils nous en coûtent, pour nous divulguer

Les derniers recoins secrets de nos âmes.

Le vent frappe à la porte du panthéon,

Nos vies s’usent à ses jeux sans raison,

Puis de ces regards impurs et infâmes,

Ils se croisent dans la pénombre du clair

Obscur d’une palissade, et ce sont des éclairs

Qui jaillissent des ces grands yeux d’enfant

Perdu, au sommeil alourdi par de longues

Luttes stériles, puis d’un dernier trait de fusain

Se dessinent les courbes oblongues

D’une déesse généreuse, usant de ses charmes

Et chavirer nos horloges d’une minute de silence.

Se sont ces cortèges de paroles qui défilent

Sans sens ni profondeurs, justes quelques bribes

De simples menuets paisibles et inutiles.

Un réconfort venu de nulle part,

Si ce n’est d’un recoin perdu que l’on appelle

Du fond de son trépas, le remord.

Alors, le dernier samaritain vous tendra

Une écuelle comme une obole,

Pour retourner sa toge dans cette farandole

Et puisera en vous ces derniers élans

Qu’il étendra sur la travée

Affichant son trophée,

Cette conquête impossible

Qui nous réduit à néant.

Alors du fond de cette ultime râle

Il plongera sa main dans vos entrailles

Et finira comme ripaille

Sur les cendres de vos souvenirs.

Nul ne connaît finalement cette histoire

Pourtant nous vivons chaque jour

Une partie de cette parodie.

© Michel COSENTINO

L’important est de croire, supporter l’inutile ne rime à rien.

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28 mai 2009

L'enfant des dunes, enfant des brumes.

C’est une onde qui décline au soir d’un matin. La brume soulève la délicate petite perle dorée qui s’étire de son long sur une feuille endormie. Nous voici aux portes de l’Eden, et tu n’y es pas…
Un songe bouscule se calfeutre au plus profond de moi. Je l’observe tournant en vain autour de mes pensées.
Il s’agite, tape des pieds, et piaffe d’impatience. Au loin, l’horizon rougi termine sa course dans les eaux tièdes et calmes. Le sable doré se dérobe à mes pas endoloris, et pourtant je ne veux que continuer.
Soir, demande à la lune si mon astre brille encore dans l’azimut, et s’il resplendit encore autant du temps ou je l’aimais.
Matin, quémande aux brumes matinales si la rosée qui tapisse ce parterre fleuri, respire encore de nos derniers ébats d’amants.
Soleil, toi qui réchauffe le cœur, panses ces plaies qui traversent au-delà du temps, que tes doux baisers colore ma peau.
J’ai perdu les sens à t’attendre, comme un soupir qui s’éteint doucement.
Au loin, près des dunes, l’enfant des sables a grandi. Il regarde la mer, qui le hante, qui l’appelle du lointain rugissant. A vos cœurs perdus, je dédie ces instants de solitude, à vos âmes en quête suprême je dédie ces minutes à t’attendre sous la pluie. Comme un veilleur accroché à son phare, scrutant l’horizon, désespérant cet ultime rendez-vous.
Il ne reste qu’un crépuscule, certes majestueux, et complice de ces derniers instants. Il fait encore un peu froid, et pourtant, le cœur chaud, j’observe les premières raies. Elles sont venues caressées cette carène brisée par le sel et la houle. Cette furie qui se déchaîne, se réveille en moi, et projette dans les airs des éclats de folie.
Je pose mon sac, il se fait tard maintenant, et je suis si las.
Si las à t’attendre en vain, que je quitte ce quai pour voguer vers cette lointaine destination. Paisible et solitaire je m’en vais l’esprit reposé.
Belles sirènes, vous n’êtes que des chimères, de petites sylphides perdus sous les océans….

© Michel COSENTINO
Tous droits réservés.
Si ton coeur est pur, écoute le battre et il te raconteras de belles histoires

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24 avril 2009

Note aux Voyageurs de passage ici

Bonjour cher visiteur inconnu si tu poses quelques instants ici, tu es le bienvenu.
Je te laisse un bout de mes mots, quelques petits instants de lecture.
Aussi n'hésites pas à y laisser une petite note ou un commentaire complet. Cela est toujours plaisant de vous lire aussi
A bientôt

Posté par langemichel à 19:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lettre d'un capitaine à la nuit

‘’ Il n’y a pas de mots plus simples qui s’expriment du fond de son âme meurtrie. Ce ne sont que des instants de pudeur qu’une chair écorchée se disperse sur les lambeaux d’une vie. Les yeux ouverts aux quatre vents, s’écoulent de longues et pénibles minutes à essuyer ces larmes sur le parvis du Paradis.

On n’écoute plus le murmure des saisons, ni la cloche du bas de la vallée. Juste une minute électronique dispersée sur un clavier désordonné.

Son existence s’est perdue un matin aux lointains rugissants. La crinière grisonnante tournoyant dans l’écume de l’océan, il se campait droit et fier sur la proue de son navire. La carène emplie de sels des mers, il avait la peau trouée par les pluies glaciales de la Terre Adélie. Et pourtant, il ne craignait ni les éléments ni les hommes, car il s’en remettait au tout puissant. Celui qui guide nos vies, qui fait basculer des destins vers le bien. Toutes voiles dehors, les fils du vent font avancer à grandes bourrasques ce navire vers les îles du lointain.

Celles dont personne ne revient jamais…

Il scrutait le soir, avec son sextant magique, les étoiles. C’était ses muses, ses compagnes. Elles lui servaient de compagnie et de guide. Pour le porter au-delà des frontières du seigneur Magellan. Il rejoint ses terres, ses racines, sa vie, toute son enfance défile dans sa tête. Celles de belles inconnues au teint marbré. Il respirait à grandes bouffées les milliers de senteurs déposées au pied leur lit blanc.

Capitaine au cœur solitaire, il a les mains calleuses et entaillées par le feu des cordage. Ses yeux gris sont de longues pages d’histoires, et son corps s’est voûté sous le poids des ans.

Et pourtant il est encore si altier, fier et majestueux. Il a ce regard d’acier que peu d’hommes ont, et ne parle presque jamais.

Il n’avait plus qu’un ancien compagnon de fortune, un vieux gabier, qui tissait des toiles du haut de sa hune.

La brume recouvrit se soir là ce navire, d’un épais voile blanc et laiteux. L’air devint plus froid, et les chants d’oiseaux se turent. Seul le vent et la mer assagie chantaient leur ultime hymne à la vie, celle que l’on entend qu’une seule fois. Puis, un éclair, une lame, un coup de tonnerre et trois échos trucident le silence de la nuit. Un dernier salut aux étoiles, à l’astre lune. ‘’

© Michel COSENTINO Tous droits réservés.

Il n'y a que les mots qui comptent, tout le reste est si futile....

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01 avril 2009

Le fils du Vent

File le temps, file loin d’ici.

Tu berces mon cœur comme ces douces notes de piano, et tu emportes dans les airs mes derniers instants de répit. L’ombre d’une dame plane au dessus de mes vingt ans. Orphelin perdu sans ton corps, je m’évade au soir couchant, vers un lieux secret où sommeille encore le dernier paragraphe de ce chapitre.

File le temps, file très loin de ma vie, que ta vague m’emporte sur les ailes de zéphyr. Il me pose délicatement sur les bords de la rose des sables, pour venir m’endormir comme la fin d’un printemps.

© Michel Cosentino Tous droits réservés.

Posté par langemichel à 08:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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