'' Ces instants qui me sont comptés
Sont autant de désirs inavoués,
De ses paroles, il ne reste qu'un passé
Trouble, sans aucune identité.
Ces moments qui me sont débités
Du compte courant de ma vie, vidé
Par de viles paroles, j'ai fuis au lointain passé
L'aurore d'un matin obscurci par la distance
Qui s'est installée entre nous, l'innocence
D'un premier baiser échangé sous ton porche, lumières tamisées,
Tu me cherchais ce soir là à tâtons dans l'obscurité.
J'aimerai tant de garder contre moi, m'assouvir jusqu'à satiété.
Ce sont ces silences assassins qu'un juge prononçait,
Condamné a errer dans le dortoir des innocents, égaré
Par l'ignorance de ton passé, je me suis perdu à t'attendre
Comme une espérance, une déesse vêtue souvent en noir,
J'ai cherché en vain, jusqu'à n'avoir plus de soif de savoir
Pour te sonder, briser ce silence, sonder et te comprendre,
Mais l'énigme de notre rencontre fait partie des erreurs passées.
Ce temps qui me reste, des instants de douceur décomptés,
Ce temps qui ne m'appartiendra plus maintenant, vidé
Par tant de promesses, tu n'as jamais su aimer,
Juste t'abriter derrière un paravent de mensonges et de vanité,
Pour ne paraître que sous la forme d'une sentence inachevée
Car le coeur est un acteur moteur de toute histoire,
La mienne est imparfaite car je le savais, oui je le savais
Déjà depuis le premier jour de notre rencontre, achever
Cette destination avant de repartir sur la route de mon destin,
Celui qui m'apporte la puissance et l'innocence, ton festin
De Reine inassouvie ne pourra jamais en rien
M'atteindre maintenant, car je vogue au lointain levant d'un matin,
Celui d'un Capitaine au long cours, qui a trouvé son chemin
Guidé par les constellations et les étoiles de son passé.
Je ne suis qu'un Homme simple lui dit il, j'aimais
Ce temps composé, même s'il était imparfait,
Ce temps présent maintenant aura ce futur composé
D'un conditionnel, celui d'un Homme juste et droit, aimé
Par celle qui l'a abordée, sous une Ile sous le Vent.
Cette Légende vient d'un très lointain passé, souvent
Le soir, à la Lune montante, il regarde l'étoile polaire,
Première et fidèle, qui ne le quitta jamais finalement.''
(c) Michel Cosentino

Princesse des étoiles.