S'il y a des rivières à sanglots,
Ce sont autant de maux et d'ilôts
De solitudes qui peuplent mes nuits sans mots
Pour poser mes phrases et te dire combien je t'aimais.
Cette pesante porte de prison qui s'opposaient
A nos destins qui sont des distances infranchissables,
Je te tenais dans mes bras, te caressais les joues, minables
Instants de mépris que les autres nous ont jetés aux orties.
Si le temps décompose mes paroles, il ne reste que le regret
De ses instants qu'une onde m'a révélée un beau matin
La splendeur de ton corps sous mes draps, un refrain
Qui se compose comme une ode à la vie,
Mais le chagrin qui s'oppose à mon bonheur
Me vide les entrailles, les tripes à l'air, et le coeur
En désordre, je me confonds dans les lueurs
D'une aurore grise, pris entre ton regard de feux
Et la douceur d'un baiser sous tes yeux bleus.
Je me perds dans le dédale de mes pensées,
J'espère et prie pour des lendemains de fêtes,
Mais ton dédain à ma vue est une ultime dette
Au débit de mon compte courant, alors
Je me plonge dans cet océan, vidé de sens
Je suis cette ombre d'un dédain, mais fort
De mes sentiments je reste fidèle, toute ton indécence
Est un hymne à ton insouciance, car la déchéance
Est une arme familière à tes propos, je chercherai
Au final le repos mérité d'un grand guerrier.
A ces matins qui s'achèvent, je te dédie
Toutes mes envies inavouées, ces dernières lignes
Sont le chemin d'un destin croisé, c'est le signe
D'une douce et fine partie, d'un sentier croisé
Mais qui n'a pas la même issue, car tu as pris ta route
Encore quelques minutes et je quitte cette page,
Pour laisser derrière moi toute haine et toute rage
Qui ne m'est familière, juste une dernier baiser
Sur ta joue, tu ries, ta jeunesse est infinie
Moi, il est une étape de plus dans ma sagesse
Celle d'avoir croiser aux bords d'une rive, je suis
Enfin le dernier de ma descendance, qui ne se rabaisse
A jouer une partie qui n'appartient au final qu'au passé.''