" Ce qu'il me reste du puits des âmes,
On me l'a arraché à la vie, trop de drames
Se confondent à ma mémoire indécise,
Qu'une minute aurait suffit à effacer cette méprise.
Tu m'as laissé sur le bord du chemin,
Fustigeant d'un trait l'unité de deux destins,
Que mon coeur s'essouffle sur cette croisée
De deux vies, à t'attendre pour n'être au final la risée
De toute une histoire, de ces silences qui sont autant de non dits
De ces paroles qui ont tranchés nos routes par cette nuit
Sans Lune, je te regarde, tu t'éloignes de moi.
Dans ces moments de solitude, ce qui me gagne est l'effroi
De t'avoir perdue, de t'avoir laissée partir
Sans même avoir essayé ou tenter de te retenir.
Mais on ne retient pas cette histoire, qu'un hiver fait fuir
Sur les routes encore enneigées et glissantes bordées
De grandes gelées translucides, que nos émois
Ne sont que de vaines chimères, il fait sombre, j'ai si froid
Et toi qui t'éloignes encore plus de moi.
Au lointain, j'entends le son cristallin d'un souvenir
Venir tapisser les murs de mon existence, souffrir
A t'aimer je me suis perdu, égarer dans le méandre
De tes promesses, j'ai imaginer sans jamais te comprendre
Qu'il était temps pour moi de te quitter, à tout entreprendre
J'ai finis par jeter l'éponge, car tu ne le méritais pas finalement.
Tout tes discours, ses faux semblants, ce que tu mens
Est un vérité dans ta bouche, et poutrant.. oui pourtant...
Mon âme se fige aux portes d'un printemps,
La fin de notre conte est une évidente réalité,
Je n'ai plus de paroles pour t'aimer, et tes faux sentiments
Ne sont qu'une insulte à la pureté des miens,
Je te dédie ces silences qui seront ton éternité,
Je t'écris ces lignes pour te laisser sur ce quai,
A porter ce fardeau, je ne suis plus ton esclave,
Libéré de ces chaînes qui ne sont qu'entraves
Pour naviguer au lointain, vers de nouvelles destinées
Celle d'une aube nouvelle, Aurore salvatrice,
Qui ne sera que bénéfique et génératrice
D'un nouveau bonheur, celui qui m'appartiens
Mais qui n'est et ne sera jamais le tiens.
Je te quitte, car de belle inconnue tu es devenue
Qu'à mon coeur ne se mettra plus à nu
Pour ne plus t'aimer, ni te mépriser,
Juste comme une page écornée par le temps,
Je tourne cette page, signe d'un élan de renouveau,
Mais tu es si superbe dans ta stature, longtemps
Après ces lignes, si le temps ne les effaceront, la peau
Usée par les sillons des années, ton visage
Pourrait peut être se refléter dans ton miroir,
Je serai si vieux, mais à l
a richesse d'être un sage''.
(c) Michel Cosentino

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