la mode blonde Découvrez son profil sur hellocoton

Ces murmures lointains, sont autant de silences incertains

D’une rivière dans laquelle il plonge, pour croiser le fer,

D’une route qui le conduira vers ces nouveaux chemins,

Sont autant de mystères et de pistes improbables, amère

Est la finalité de cette histoire car elle appartient à un passé.

Cette longue traversée du désert, inutile par moment,

Fût un prolongement de son histoire, de ces carreaux gelés

Que de bulles de buées ont cristallisés des perles d’eau,

Mais il subsiste dans cette chambre ces instants

Dont l’essence de son parfum reste sur sa peau.

Elle est si belle, qu’au petit matin, la regarder le fait tant souffrir,

Qu’elle est le bien le plus précieux dont il est le gardien, mourir

Après un ultime baiser, c’est une fin noble pour ce chevalier,

Dans son lit, bien entourée de draps de satin, elle courbe son corps

Laisse monter le désir en elle, pour se laisser dompter par les caresses de ce cavalier

Des tempêtes, de son élan il transperce les sentiments pour déposer son cœur

Sous sa robe de nuit, elle lui caresse les cheveux, tout semble si paisible, aucune peur.

Pourtant ce qu’il pouvait craindre pour les séparer, de les désunir, serait une proche mort,

Libérée de ce serment, elle pourrait s’envoler vers de nouvelles destinations.

Je suis la parole lui dit-il, et elle lui répondit, ce qui est silence le restera,

Car sans mot, je te survirai, aucune trace temporelle ne résistera

A cette histoire, car elle ne souhaite pas, ne s’apitoie pas

Sur son triste sort de bagnard, car il n’est qu’un rien pour elle, oui rien.

Ce qui est écrit, se dit-il, elle ne pourra pas le gommer, car l’histoire

Retient aux Hommes ce que la distance donne à la mémoire

Pour diviser deux moments en part égale, pour ne donner qu’une seule fin.

Alors se dit-il, je te regarderai du haut de ma réussite, et tu ne seras rien pour moi

Ni même un lointain souvenir, mais une erreur d’un instantané, ratée sur une pellicule usée,

Sorte de photo jaunie rayée par les sillons destructeurs des saisons.

Elle s’imagine être le centre d’un univers, mais elle n’appartient à aucun paysage,

Viendra le printemps, elle se gavera d’histoires sans lendemain, détruira au passage

Toute personne noble au grand cœur, pour les porter sur son tableau de chasse, les sillages

Se sont figés dans l’antre de ses cuisses, figées à des désirs mortels, car elle n’a de raison

Que celle qui semble dicter ses pulsions, rebelle elle n’est en rien une dame,

Juste un morceau de chiffon salit par tant de parties infâmes.

Il le savait déjà, car on lui avait prédit, et tout était déjà écrit,

Bien avant leur première rencontre, bien avant le premier baiser,

Il continua son ascension, pour gravir un à un les sommets,

Elle, jeune femme aux seins nus, continua ses ravages sous les ciels gris

De la cité, dont l’allée sombre menant à sa rue s’est déchirée.

© Michel COSENTINO