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Le repos d’une âme posée au bord de la rivière,

Son être se confond dans la rosée d’un matin, une clairière

Couverte par la brume, et les premiers envols des oiseaux

Colorent l’aube de millier de couleurs, entre les feuilles et les roseaux
Sommeille sur les nénuphars une femme, simple, rose, aux yeux azur
Elle se repose d’une nuit torride et intense de caresses, son futur
S’est décomposé sur les sonates d’un printemps, l’aurore assassine
Ses dernières lueurs qu’un matin doux s’oppose à l’antre de sa ravine.
Cavalier solitaire, l’arme aux poings, il surmonte cette belle andalouse
Pour lui faire découvrir les torrents de ses amours, sur cette verte pelouse
Se posent deux amants maudits, qu’une nuit maternelle offre au clair matin
Qui se lève, ses rondeurs s’offrent à lui comme un cadeau à la vie, destins
De deux êtres épris par la furie ravageuse d’un instant de libido, festins
De Rois quand elle s’allonge sur le dos, ouvre les portes de la création,
Lui saisit son bâton rituel, et comme le font les grands magiciens, illuminations
D’instants pudiques, se transforment en de torrent d’intenses vibrations.
Elle se cabre, se tourne, roule, gémit de joie, un son romantique fait varier
Les courbes de ses seins, les sommets s’ouvrent en grandes pétales, l’acier
De son glaive réchauffé par les élans d’aventurier.
Spectacle offert à la Lune, l’entrée d’un Soleil dans le matin clair obscur
Qu’une simple histoire ne soit pas un roman sans aventure,
Le voici aux portes de la création, elle gémit, pousse un souffle court,
Il sent que son corps vibre à l’unisson, les voici plongés dans l’antre de l’amour,
Une douce folie se saisit de leur deux corps, tourbillons passionnels, prend moi
Lui dit-elle, fait résonner mon être, jusqu’à confondre mon émoi.
Cavalier solitaire, bandit des Lunes blanches, voici son second élan
Pour briser l’entrée de cette forteresse, elle baisse le pont-levis,
Maintenant il pénètre dans la place forte, saisi la place avec furie, comment
Ne pas résister à ses assauts répétés, elle est secouée de l’intérieur, vit
Une nuit sous les étoiles, les premières chevauchées d’un cavalier solitaire,
Vers le sommet de son désir charnel, elle s’ouvre à son baiser divin
Elle lui promit de s’offrir à lui, à chaque levé de Lune, tel était leur destin.
© Michel Cosentino