De cette douceur d’un instant que je t’ai dérobé,

Je t’ai porté aussi loin que mon cœur le pouvait,

Qu’un instant j’ai cru touché les étoiles de mon sourire,

Qui peux vivre pour l’éternité ? qui peux aimer à tout jamais ?

Ces échos d’un lointain passé, résonnent encore à mes rêves

Mais le présent a rattrapé notre histoire, ne me laissant aucune trêve,

Que nulle autre femme ne pourra me donner ce sentiment de plénitude.

Je sors de ces nuits écorchées vif, et les plaies béantes sont des rivières

Eternelles qui coulent dans mes veines, j’ai combattu tant de démons et sorcières

Qu’ils hantent chaque instant les allées de mes nuits sombres, amères et sincères

Sont ces rimes qui composent cet opus, cette histoire n’a aucun sens lui dit elle

Et pourtant nos temps ne s’accorderont jamais, par faute de moyens et d’envies.

Elle cherche le silence et l’oubli, lui combat l’horloge qui détourne sa vie,

Elle l’appelle dans les limbes obscurs, mais la lueur manque à leur amour, rebelle

Il ne veut plus combattre car usé par ses querelles intérieures, il se perd aux ruelles

D’un destin confondu entre le passé et le présent, ce futur qui n’existera pas

De ces deux vies mêlées qui ne se délieront pas, de ces lèvres tièdes qu’elle déposa

Sur son front, lui lorsque les années se sont assagies sur ses rides, les âmes sont pures

Et nos inspirations sont de belles essences parfumées, que nul autre peut comprendre.

Sur ce ligne, pour toute mes idées, mes pensées, je veux étendre

Sur ces fils du temps, la toile d’un film, une épreuve chromatique d’un homme vieilli

Que l’on assassine le soir dans l’ombre d’une Lune blanche, elle lui sourit

Une dernière fois, puis l’accompagne sur l’échafaud, au sommet d’un bûcher des vanités,

Elle allume la flamme pour donner de la vie à ces bois morts,

D’une allumette craquée elle venait de sceller son bien triste sort.

Que reste-t-il de cette histoire, quelques pages jaunies par les rayons d’un soleil assassin

Sous lequel le pauvre homme hurlait les dernières étapes de cette romance, cruel destin

Qu’une fin en soi n’est qu’une initiale à la vie, une autre vie, celle désirée au plus profond

De nos esprits impurs le feu sacré de ce bûché purifie ses dernières chairs,

Dans les cieux, sous le crépitement des derniers bois, s’élèvent vers les étoiles

Quelques feux follets qui conduisent son âme vers des cieux plus cléments.

Petit Prince, te voici maintenant aux portes d’une nouvelle ère,

Elle s’évade au loin, avec une rose comme simple mystère.

(c) Michel COSENTINO