Elle a peur du temps, que l'univers contient son être,
Dans cet univers, les galaxies n'accordent leur orbite,
Qu'aux étoiles éphémères, rien ni personne ne peux les toucher,
Elles ne se laissent rarement approcher de leur centre de gravité,
Que tout l'univers entier ne pouvait contenir cette vérité,
Ruine les dalles de l'allée de son jardin,ans un éclat de verre, vite
Que le temps défile et Chronos n'a pas dit son ultime mot.
Il se lève ce matin là, tremble et titube, tout est gris dehors et la pluie
Ruine les dalles de l'allée de son chemin,
Le Soleil refuse de porter ses sillons vers l'horizon lointain,
Une brume épaisse contient encore une parcelle de la nuit.
Elle hurle sa colère, sa rage est si forte, elle ronge sa haine
Dans cette absurde vérité, celle de ce destin qui s'est brisé,
De ce maudit sort qui s'acharne, et qui se déchaîne
Sur ces vies, pauvre enfant perdue, te voici à la quête
De ce temps perdu, de cet être qui manque à ta vie,
Seule le prolongement de son être est présent, il grandit
Chaque instant, et ces jours qui passent t'éloigne toujours
Plus de cet intensité d'une vérité qui t'assassine, l'amour
Que tu lui portais est une force intérieure impossible à détacher
De ton âme, scellée en toi comme une grande évidence,
Tu cherches dans cette immensité qui t'entoure,
Pour combler le vide qu'il a laissé.
La vie est ainsi faite, de moments intenses et imparfaits,
De ces dérobades de nos destins, de ces rejets
Qui ne sont que l'illusion d'une vie parfaite.
L'aube n'a pas d'étoile, et elle n'a plus de saveur depuis qu'il est parti,
Sa vie se vide, et un tout qu'un entier vous manque, jaillit
Alors hors de cette injuste et rageuse vérité,
Celle qu'elle pense qu'il l'a abandonnée.
Et pourtant, sa présence le soir, seule dans son lit,
Elle le ressent du plus puissant sentiment, elle sait qu'il veille
Sur eux, protecteur, et souvent là sans dire mots.
Juste sa présence douce, ce parfum qui reste dans sa chambre,
Cette douceur qu'elle lui portait, ses caresses lui manquent,
Une douce fine pellicule blanche d'une neige de décembre
Recouvre l'allée de l'entrée de sa maison.
Les dalles gelées sont absentes de ses pas,
Comment lutter seule contre vie à trépas
Le sort les sépara, qu'elle injuste vérité puni ses saisons,
Qu'elle est cette vengeance qu'elle porterai à ce sort,
Chaque nuit, lentement, le silence repose sur son être
Fragile, le manteau froid de la solitude, depuis cette mort
Qui nous a séparé, je te regarde d'une des étoiles,
Je vous vois chaque nuit, et borde son lit lorsqu'il pleure,
Je sais que tu es seule, toutes ces douleurs
Ne sont que le reflet d'un mépris contre cette injuste vie,
Mais les étoiles sont présentes, elles nous rappellent
A nos regards d'enfants, que nous sommes là, présents, la nuit
Offre au repos et aux rêves l'espace d'un instant pour nous retrouver,
Que garder ce lien irréel, de notre amour passé,
Cela même la nuit lorsque tu pleures, je suis et serai là à tes côtés pour l'éternité...
(c) Michel COSENTINO
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