L'écriture est un bien éphémère,
Inutiles mots et volontaires,
Des idées futiles naguère,
Sont reflets qui errent
En nous, ils serrent
Les griffes et enserrent
Ces paroles qu'on diffère
De nos actes involontaires
De vives voix solitaires
Son reflet d'âme Voltaire,
Belle issue du désert
Fruit sucré doux amère,
Bouche rejetant ces pierres
N'avoir qu'une envie délétère
Pour vider ses critères
Inutiles et futiles qui espèrent
Trouver écho dans l'univers,
Chavirer coeur à l'envers
Sentier perdu, sombre hiver.
A ces paroles acère
Tracée sur cette Terre,
Tout n'est qu'idée éphémère
A corps perdu solitaire
Ces rimes, et vers
Quatre pieds de verre
Deux sonnets de matière
Qui porte cette galère
Sur les ondes chimères.
(c) Michel COSENTINO