LUNA, l'horloge temporelle.


" Quelques mots en échange d'une parole, quelques bribes de notes qu'il laisse sur la portée musicale. C'est un temps et un silence, un dièse et un bémol pour porter au plus haut les sons infinis d'un horizon limpide.

Nous ne sommes que poussières d'étoiles. Quelques fragments microscopiques chargés d'ions positifs. Une partie de nous porte le mystère de l'univers et de sa création, des premières lueurs d'un monde qui s'ouvre vers l'infini.
Tu pleures car il n'est plus rien. Qu'un lointain écho solitaire qui résonne à ta mémoire, puis l'histoire se chargea du reste.

Il a ce cœur perdu aux confins des étoiles, son esprit s'envole alors que son âme s'étiole sur le fil du temps. Il reste une page de son histoire à écrire. Il se doit de la raconter aux saisons, au Soleil levant, et à la Lune entourée de poussières d'étoiles.
De cette illusion il ne reste qu'un fragment de mémoire aux tampons hostiles d'une désillusion.

Il a peur du temps, ce vile félon, qui lui échappe comme les grains d'un sablier. Sans lendemain pour exister et  briller. Lueur d'une nuit, vient quérir ce corps alourdi par le poids des années.

Cette quête solitaire porte dans ses veines cette romance intérieure. Ce sont les racines nourricières de sa vie. Elle pose sa bague sur le bord de ce vieux grimoire, puis porte le voile pour couvrir son visage. Ses yeux ne brilleront plus à la lueur de la vie.

L'espace et le temps posèrent sur la stèle une ultime parabole, rapprochement idéal de cette trajectoire déviée de son orbite stellaire :

''Qui es-tu toi qui me regarde pour me juger  ? Qui es-tu toi qui d'un sommeil lourd soulage ta pensée ? Qui es-tu toi qui sans honte apportera ton mensonge sur l'autel d'une ignorante vérité ?

Ce ne sont pas les juges qui portent la robe, mais c'est elle qui a bafoué la cinglante et unique pureté de son âme. Le temps découvre toujours la vérité...."

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