La lueur émergea des limbes obscurs d’une nuit torride,

Assis au coin de mon lit, je regarde les fenêtres gelées aux pourtours,

Dehors, l’hiver avait pris ses quartiers, couvrant le sol humide

De givre et de glace d’une pureté de diamant, elle passa ses mains agiles

Sur mes épaules dont le poids des ans avaient dessinés les contours

De combats pour la vie, puis d’un baiser ardent, douceur fragile,

Me saisis entre ses bras, pour m’emmener loin des collines de mon enfance.

Je sens monter en moi cette furie, douceur des sens, baignée dans son parfum

Je franchis une à une les portes de mon funeste destin,

J’ai encore l’odeur des draps sur mon corps, les minutes qui n’avaient d’existence

A t’aimer pour te porter sur mes épaules, poussées vers la quintessence

D’une existence sans essence et sans vie.

Je voulais de garder dans mon cœur, pour aimer jusqu’à ce que l’éternité

Signe notre séparation, maudite heure, qui ne voulait s’éternisée,

Il ne me reste qu’une parcelle de ce champ de bataille, de ce lit

Vide, parsemé de des dessous parfumé d’ange de la nuit,

Je reste livide et sans voix, perdu aux confins des étoiles et des galaxies.

J’ai le cœur solitaire et l’âme s’est échouée au pied de cette réalité,

Tu n’as su saisir cette minute de vérité,

Jeté aux orties nos paroles, pour les vider de toutes puretés.

Alors, la Lune pose son regard blanchi dans les caniveaux,

Toi de ta tour, tu scrutes l’horizon blafard, avec ces quelques mots

Tu apposas l’épitaphe d’une simple histoire,

Accroché à la pendule, je contemplais ces ultimes secondes d’un temps

Qui s’amusait à trucider les derniers espoirs,

D’un matin de février, par un clair obscur que la nuit refusa de céder,

Vit éclater le sort d’un manant, aux portes d’un rêve brisé.

J’ai tant aimé que ce jour ne finisse jamais,

Que ces instants fragiles déposés sur le pas de porte

Ne finissent par les vents que les saisons emportent.

(c) Michel COSENTINO Tous droits réservés.