J’ai composé avec le temps présent,

Ce que le passé m’a laissé à l’instant,

Articulé autour d’un futur incertain,

J’hypothéquais mon passé composé

D’erreurs sur un trajet du présent imparfait,

Si tu as une lueur de raison plus que parfait,

Saisit la et embrasse ce temps présent.

Elle prit de la distance à ce futur indicatif

D’une composition titrée à l’imparfait

Et d’une main réduisit à l’infinitif

Ce que je souhaitais composer au présent.

Verbe d’un temps lointain, voici l’occurrence

Qui apporte à nos paroles une itération ponctuée

D’anarchie et de renvoi à la ligne d’une simple vie.

Il saisit son armure argentée, signe bien plus que parfait

D’une époque révolue, il ne souhaitait maintenant que répit,

Elle du haut de son sourire de perle, tranche le contraste

Qui décore le sol pourpre de sa chambre, présent ton futur est imparfait.

Elle le regarda avec dédain cet être qui se vidait à ses pieds,

D’une lame bien aiguisée, si froide, d’un gris acier,

Traverse et ponctue d’une virgule, la parenthèse d’une vie.

Toi qui eût regardé ce passé antérieur

Tu auras chassé son espoir vers les rivages d’un futur antérieur.

J’ai marché longtemps sur les rives du passé composé

knight-templar

De fantômes et d’esprits de la nuit qui eurent errés

Dans les limbes d’un temps présent qu’elle gardera jalousement dans son cœur.

Elle pris le chemin vers d'autres contrées, repue, rempli d'ardeur,

Mais que de mystère et de froideur ont peuplés son coeur.

Princesse, tu n'as pas compris l'innocence d'un instant,

Que tu n'as jamais su saisir au présent.

(c) Michel COSENTINO Tous droits réservés (02/14)

Quand le temps compose l'opus d'un futur imparfait, je regarde le passé se décomposer en une dilution ponctuée de silences et d'oubli.