22 juillet 2009
Tempus fugit
Il y a des jours gris qui ne sont que des tempêtes intérieures, dont le silence et l’oubli martelle à l’envie sa joie et sa folie. Nous n’écoutons plus nos sens, et notre cœur s’endurci. Faute d’écho, ou de baisers volés, on se retrouve vidé de son affection. On regarde au loin et l’on se découvre une nouvelle porte de sortie. Les prémices d’une nouvelle vie, ou d’une nouvelle aventure qui porterait ses fruits interdits. Alors, viendra le temps des étreintes, celles des passions de furie. Le cœur entonnera son hymne à la joie, et vos lèvres seront dorées de miel. Les yeux emplis de bonheur, ce soudain changement vous troublera, et vous plongera dans les doutes. Et que personne n’écoute, comme une sorte d’étouffement qui vient de l’intérieur, cette puissante rage vous saisira par les entrailles pour vous porter vers le lointain. Du gris clair vous passerez à l’azur bleuté. Ce soleil déposer sur vos joues rougies, quelques caresses attendries. Elles guériront vos blessures et panserons ses plaies. Car rien n’est plus beau qu’être aimé. Porté par les vents, les ailes de zéphire frôleront votre âme et la purifie de toute sanction. C’est en elle que j’ai grandie, à l’ombre de la médiocrité, loin de toute mendicité. Quelques chérubins chantent notre union et les anges tissent notre route du bonheur.
© Michel COSENTINO 07/2009
09 juillet 2009
Le Lion et Le vent
" Il y eut un temps, un splendide lion, roi des roi, maîtres de plaines, et des vallées. Son allure altière, imposante et royale laissait pantois et sans voix ceux qui l'approchait. Son pelage soyeux et brillant, sa coupe ample et généreuse, son regard fusant et puisant, donnait de l'envergure à se personnage royal. De son pas, il marquait les territoires qu'il occupait. Il donnait de ci de là de là, quelques sanctions pénales aux troubles publics. Blotti au coeur des montagnes, au plus haut des sommets enneigés, dormait un vent glacial. Il était transi depuis de longs siècles, tapis dans l'ombre à guetter les premières lueures tièdes d'un soleil impatient. Alors, ce matin de mai, alors que la rosée de la plaine ne s'était encore dissipée, cette bise fut eveillée par des bras chaleureux.
C'est alors, que pris d'une frénésie printanière, le vent s'extirpa de sa torpeur, pour glisser le long de la vallée. A son passage, les feuilles endormies se mirent à se verdir, les ruisseaux gonflèrent devenant des torrents, des arbrisseaux fébriles s'enracinèrent dans l'argile ramoli. Le voici maintenant face a ce Royal lion. Ce dernier campe de sa prestance, barrant la route à ce vent capricieux.Alors, d'un puissant rugissement, il voulut stopper ce vent de sa royale posture. L'impétieux zéphir chevaucha droit devant, toutes ailes déployées. Le Lion eut beau rugir, tournoyer autour, donner des coups de pattes, mais rien n'y fit. Le vent continua sa route, balayant les dernières brindilles, laissant ce roi mourrant sur le flanc."
Les légendes sont là pour nous rappeler qu'il y a en chaque histoire, une part de vérité. Son dénouement dépend souvent d'un petit détail qui devient important finalement une puissante révélation.
(c) Michel Cosentino 07/2009
