Cosentino Michel

l'ode ou l'initial de mon premier roman et quelques conseils litteraires.

24 avril 2009

Note aux Voyageurs de passage ici

Bonjour cher visiteur inconnu si tu poses quelques instants ici, tu es le bienvenu.
Je te laisse un bout de mes mots, quelques petits instants de lecture.
Aussi n'hésites pas à y laisser une petite note ou un commentaire complet. Cela est toujours plaisant de vous lire aussi
A bientôt

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Lettre d'un capitaine à la nuit

‘’ Il n’y a pas de mots plus simples qui s’expriment du fond de son âme meurtrie. Ce ne sont que des instants de pudeur qu’une chair écorchée se disperse sur les lambeaux d’une vie. Les yeux ouverts aux quatre vents, s’écoulent de longues et pénibles minutes à essuyer ces larmes sur le parvis du Paradis.

On n’écoute plus le murmure des saisons, ni la cloche du bas de la vallée. Juste une minute électronique dispersée sur un clavier désordonné.

Son existence s’est perdue un matin aux lointains rugissants. La crinière grisonnante tournoyant dans l’écume de l’océan, il se campait droit et fier sur la proue de son navire. La carène emplie de sels des mers, il avait la peau trouée par les pluies glaciales de la Terre Adélie. Et pourtant, il ne craignait ni les éléments ni les hommes, car il s’en remettait au tout puissant. Celui qui guide nos vies, qui fait basculer des destins vers le bien. Toutes voiles dehors, les fils du vent font avancer à grandes bourrasques ce navire vers les îles du lointain.

Celles dont personne ne revient jamais…

Il scrutait le soir, avec son sextant magique, les étoiles. C’était ses muses, ses compagnes. Elles lui servaient de compagnie et de guide. Pour le porter au-delà des frontières du seigneur Magellan. Il rejoint ses terres, ses racines, sa vie, toute son enfance défile dans sa tête. Celles de belles inconnues au teint marbré. Il respirait à grandes bouffées les milliers de senteurs déposées au pied leur lit blanc.

Capitaine au cœur solitaire, il a les mains calleuses et entaillées par le feu des cordage. Ses yeux gris sont de longues pages d’histoires, et son corps s’est voûté sous le poids des ans.

Et pourtant il est encore si altier, fier et majestueux. Il a ce regard d’acier que peu d’hommes ont, et ne parle presque jamais.

Il n’avait plus qu’un ancien compagnon de fortune, un vieux gabier, qui tissait des toiles du haut de sa hune.

La brume recouvrit se soir là ce navire, d’un épais voile blanc et laiteux. L’air devint plus froid, et les chants d’oiseaux se turent. Seul le vent et la mer assagie chantaient leur ultime hymne à la vie, celle que l’on entend qu’une seule fois. Puis, un éclair, une lame, un coup de tonnerre et trois échos trucident le silence de la nuit. Un dernier salut aux étoiles, à l’astre lune. ‘’

© Michel COSENTINO Tous droits réservés.

Il n'y a que les mots qui comptent, tout le reste est si futile....

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01 avril 2009

Le fils du Vent

File le temps, file loin d’ici.

Tu berces mon cœur comme ces douces notes de piano, et tu emportes dans les airs mes derniers instants de répit. L’ombre d’une dame plane au dessus de mes vingt ans. Orphelin perdu sans ton corps, je m’évade au soir couchant, vers un lieux secret où sommeille encore le dernier paragraphe de ce chapitre.

File le temps, file très loin de ma vie, que ta vague m’emporte sur les ailes de zéphyr. Il me pose délicatement sur les bords de la rose des sables, pour venir m’endormir comme la fin d’un printemps.

© Michel Cosentino Tous droits réservés.

Posté par langemichel à 08:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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