24 avril 2009
Note aux Voyageurs de passage ici
Bonjour cher visiteur inconnu si tu poses quelques instants ici, tu es le bienvenu.
Je te laisse un bout de mes mots, quelques petits instants de lecture.
Aussi n'hésites pas à y laisser une petite note ou un commentaire complet. Cela est toujours plaisant de vous lire aussi
A bientôt
Lettre d'un capitaine à la nuit
‘’ Il n’y a pas de mots plus simples qui
s’expriment du fond de son âme meurtrie. Ce ne sont que des instants de pudeur
qu’une chair écorchée se disperse sur les lambeaux d’une vie. Les yeux ouverts
aux quatre vents, s’écoulent de longues et pénibles minutes à essuyer ces
larmes sur le parvis du Paradis.
On n’écoute plus le murmure des saisons,
ni la cloche du bas de la vallée. Juste une minute électronique dispersée sur
un clavier désordonné.
Son existence s’est perdue un matin aux
lointains rugissants. La crinière grisonnante tournoyant dans l’écume de
l’océan, il se campait droit et fier sur la proue de son navire. La carène
emplie de sels des mers, il avait la peau trouée par les pluies glaciales de la
Terre Adélie. Et pourtant, il ne craignait ni les éléments ni les hommes, car
il s’en remettait au tout puissant. Celui qui guide nos vies, qui fait basculer
des destins vers le bien. Toutes voiles dehors, les fils du vent font avancer à
grandes bourrasques ce navire vers les îles du lointain.
Celles dont personne ne revient jamais…
Il scrutait le soir, avec son sextant
magique, les étoiles. C’était ses muses, ses compagnes. Elles lui servaient de
compagnie et de guide. Pour le porter au-delà des frontières du seigneur
Magellan. Il rejoint ses terres, ses racines, sa vie, toute son enfance défile
dans sa tête. Celles de belles inconnues au teint marbré. Il respirait à
grandes bouffées les milliers de senteurs déposées au pied leur lit blanc.
Capitaine au cœur solitaire, il a les
mains calleuses et entaillées par le feu des cordage. Ses yeux gris sont de
longues pages d’histoires, et son corps s’est voûté sous le poids des ans.
Et pourtant il est encore si altier, fier
et majestueux. Il a ce regard d’acier que peu d’hommes ont, et ne parle presque
jamais.
Il n’avait plus qu’un ancien compagnon de
fortune, un vieux gabier, qui tissait des toiles du haut de sa hune.
La brume recouvrit se soir là ce navire,
d’un épais voile blanc et laiteux. L’air devint plus froid, et les chants
d’oiseaux se turent. Seul le vent et la mer assagie chantaient leur ultime
hymne à la vie, celle que l’on entend qu’une seule fois. Puis, un éclair, une
lame, un coup de tonnerre et trois échos trucident le silence de la nuit. Un
dernier salut aux étoiles, à l’astre lune. ‘’
© Michel COSENTINO Tous droits réservés.
Il n'y a que les mots qui comptent, tout le reste est si futile....
01 avril 2009
Le fils du Vent
File le temps, file loin d’ici.
Tu berces mon cœur comme ces douces notes de piano, et tu emportes dans les airs mes derniers instants de répit. L’ombre d’une dame plane au dessus de mes vingt ans. Orphelin perdu sans ton corps, je m’évade au soir couchant, vers un lieux secret où sommeille encore le dernier paragraphe de ce chapitre.
File le temps, file très loin de ma vie, que ta vague m’emporte sur les ailes de zéphyr. Il me pose délicatement sur les bords de la rose des sables, pour venir m’endormir comme la fin d’un printemps.
© Michel Cosentino Tous droits réservés.
