25 septembre 2008
Quo Vadis - Miserere
Quel est ce mal étrange qui me ronge, et me plonge dans un profond désarroi. Perdu au plus lointain de mon passé, je ne me reconnaissais plus. Je cherchais ce corps céleste qui brillât jadis un jour en moi. Mais que de chemin, tortueux et sinueux, depuis cet épisode. Il ne reste que quelques échos perdus sur les dalles marbrées des souvenirs. Ce ne sont que de profonds dédales dans lesquels je me suis perdu. Enfant sans lumière, orphelin des ténèbres, blottis dans une histoire perdue, je recherche en vain la lueur des derniers instants. Juste avant que l’aube ne retrouve l’aurore sur le pas de la nuit, sans témoin ni curieux. Il ne me reste qu’un peu de clarté, pour écrire ces dernières paroles. Futiles caresses que l’on me jette au dessus de ma mèche rebelle. Je tombe sous le poids de la fatigue. Mes mains tremblent et j’ai si froid dans ce noir. Dernière porte, dernier instants fugitifs, des mots que l’on ressasse pour s’encourager, puis c’est enfin le grand saut, la délivrance, les derniers écarts permis dans toute cette folie. J’aimerai tant ressembler à ce goéland qui vogua jadis au dessus des océans. Libre de toute contrainte il plane au-dessus de mon esprit, soufflant les dernières bribes iodées de cet embrun salé. Te voici enfin tenant ton couperet entre les dents. Le maillet frappe la sentence et me voici condamné. J’entends au loin les dernières notes jouées sur la partition automnale de ma vie. Des ultimes cantiques s’enchaînent autour de l’âtre de joie, qu’ils perdurent encore. Maintenant, les derniers rayons d’un soleil trop lointain, souffle à mes dernières minutes de répit, l’histoire d’un homme simple, qui perdit ses rêves par les joutes verbales d’une harpie insipide et souillon.
Vogue petite âme, vogue loin d’ici, te voici débarrassé de ce lourd fardeau qu’est la vie. Tu n’as plus de soucis maintenant, car te voici libéré…..
© Michel Cosentino
La fin d’un rêve…..
Ne cherches pas à savoir car déjà tu le sais.....
23 septembre 2008
Blade Runner
Une réplique culte bourrée d'images et de sensations : C'est l'acteur Rutger Hauer qui la prononce lorsqu'il tient l'agent Deckard (Harrison Ford) du bout de son bras.
J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire, des navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion, j'ai vu des rayons fabuleux, des rayons briller dans l'ombre de la porte de Tanahauser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir, c'est ainsi que, sous la pluie, Batty le Nexus 6, après avoir sauvé la vie de Deckard le Blade Runner, termine la sienne, sans avoir versé une larme, surconscient d'avoir brillé davantage que le commun des mortels.
(Nexus six : Repliquant)
17 septembre 2008
Reflexion
''Il n'y a pas de chemin plus contigu que le cheminement inverse d'une pensée". MC (IX 08)
13 septembre 2008
Pierre de Lune
Pierre de lune
Tu croupissais dans la vase, rêvant d'un passé prestigieux. Remémorant tes souvenirs d’antan, il ne t’en restait qu’encore plus d’amertume.
Quelques fois, dans la froideur de la nuit, lorsque les nuages tiraient leur révérence, et que le vent s’estompait de crier, alors il levait les yeux vers ces cieux immaculés. Noirceur éclairée par une astérie blanche, sans vie. Il se souvenait encore de sa rencontre. Cela faisait si longtemps qu’il ne lui parlait plus. Elle ne le regardait même plus, et ne lui souriait guère plus.
Depuis des siècles, sa seule source de chaleur était ce tapis de mousse qui couvrait son sommet. La pluie venait quelques fois caresser cette pauvre pierre inerte et sans vie. Seul instant de réconfort, dans cet univers froid et vide.
Il écoutait le vent lui raconter contes et légendes. Il n’était jamais vraiment seul, mais elle lui manquait tant. Une séparation violente, une sorte de déchirement, un tourbillon de folie vint à les séparer. Maintenant te voilà seul, sans personne pour écouter tes sanglots d’enfant perdu. Pourtant tu as trouvé en cette Terre nourricière, l’essence même de ta vie. Elle t’a redonné force et appui. Ces longs instants de solitude se remplissent de silences étouffants.
Un jour, alors que l’astre Roi brillait de sa splendeur, tu fus saisi par un homme aimant pierre et cailloux. Il te polis, te lava, te brossa, t’essuya et te plaça derrière une vitre transparente. Il avait choisi le côté Nord, celui qui donnait sur la grande baie vitrée.
Bien installé dans ce nouvel écrin, il pouvait maintenant se montrer face à elle le torse bombé.
L’écho des temps murmure aux saisons l’histoire de cette pierre de Lune, venue se perdre loin de sa mère astérie.
© Michel Cosentino IX 2008
L'espoir est une force qui guide nos pas. Le moteur essentiel à nos projets.
11 septembre 2008
Citation
Lux Umbra Dei est.
08 septembre 2008
Veritas Veritas
'' Dans tout mensonge il y a un part de vérité, comme dans toute vérité demeure une part de mensonge...'' M.C.

